
Partez du code-barres attribué à votre référence, conservez ses proportions et les espaces libres qui l’entourent, puis contrôlez le fichier à sa taille d’impression. Un essai de lecture sur le contenant complète ce contrôle ; il ne remplace pas une vérification normalisée du code.
Réservez une zone lisible au code et aux informations de votre produit.
BAT numérique offert avant impression.
Dans ce guide
- Distinguer la référence produit et son dessin imprimé
- Quel fichier transmettre au graphiste ?
- Préserver un espace réservé autour du code
- Choisir une face de pose qui reste lisible
- Exemple : trois références d’une même gamme
- Ce que le BAT permet de contrôler
- Checklist avant de lancer la série
- Commander l’étiquette avec le bon contexte
Distinguer la référence produit et son dessin imprimé
Le numéro d’identification et son image sont deux éléments distincts. Votre marque fournit la référence correcte ; le graphiste l’intègre au bon emballage. Dessiner une suite de barres qui ressemble à un EAN ne crée pas un identifiant produit. Avant de travailler la mise en page, associez donc chaque nom commercial, contenance et déclinaison au fichier de code correspondant.
Cette correspondance mérite une colonne dans votre tableau de gamme. Une saveur, un poids ou une édition différente peuvent nécessiter une référence différente selon votre organisation. Faites valider l’affectation par la personne qui gère les données produits. L’imprimeur peut reproduire le fichier fourni ; il ne connaît pas, à partir du seul dessin, la référence attendue par votre distributeur.
Quel fichier transmettre au graphiste ?
Demandez le fichier source du code à l’équipe qui gère vos identifiants. GS1 France indique notamment que les images produites par CodeOnline peuvent être téléchargées en PNG, SVG ou EPS. Un format vectoriel facilite une intégration nette, à condition de conserver le dessin et ses dimensions prévues. Un aperçu copié depuis une messagerie ou une capture d’écran est une source moins sûre.
Rangez le code avec le fichier d’étiquette concerné, sous un nom explicite. Évitez un dossier contenant quinze fichiers appelés simplement code-final. Une convention comme produit-contenance-reference-date permet au graphiste de retrouver le bon élément sans devoir le deviner. Conservez également la source d’origine : elle sera utile si une révision du packaging exige une nouvelle mise en page.
Préserver un espace réservé autour du code
La taille disponible sur l’étiquette doit accueillir le code complet, ses espaces et les autres textes. Si cela ne tient pas, agrandissez la zone ou simplifiez la composition. Réduire les marges du code pour sauver quelques millimètres revient à modifier un élément fonctionnel du dessin.
Le contraste se juge aussi après impression et pose. Le verre teinté, le liquide et le fond d’un sachet peuvent changer ce que l’on voit derrière un vinyle transparent. Une réserve blanche dédiée au code peut alors être plus pertinente qu’une composition entièrement transparente. Faites préciser le soutien blanc dans le projet plutôt que de compter sur la couleur du produit.
| Élément | Décision de mise en page | Contrôle |
|---|---|---|
| Barres | Conserver proportions et contraste | Aucun étirement ni effet graphique |
| Espaces latéraux | Garder les zones libres du fichier fourni | Pas de cadre ou texte rapproché |
| Fond | Prévoir une zone claire et stable | Vérifier le rendu sur le contenant |
| Emplacement | Éviter pli, angle et raccord | Observer l’étiquette après pose |
Choisir une face de pose qui reste lisible
Une grande étiquette n’offre pas forcément une bonne zone de lecture. Sur une petite bouteille, une partie de sa largeur disparaît dans la courbure. Sur un sachet souple, le code peut se retrouver dans un pli dès que le produit est manipulé. Choisissez l’emplacement en observant le contenant rempli et fermé, pas uniquement son gabarit à plat.
Imprimez une maquette papier à taille réelle, découpez-la et positionnez-la. Vérifiez le raccord, le bord inférieur, les plis et l’orientation habituelle du produit sur son étagère. Ce test ne prédit pas la qualité d’impression du futur autocollant ; il sert à repérer une erreur d’emplacement avant d’investir dans la série. Gardez une photo de cette implantation dans le dossier du produit.
Exemple : trois références d’une même gamme
Imaginez trois pots d’épices qui partagent la même identité graphique. Le graphiste duplique la mise en page pour chaque recette. Si le code reste un élément commun du modèle, les trois fichiers risquent de reprendre la même référence. Pour éviter cette erreur, créez une ligne de validation par pot : nom, contenance, nom de fichier et identifiant attendu.
La relecture s’effectue ensuite en deux passages. Le premier compare chaque étiquette à sa ligne de données. Le second regarde la gamme entière pour repérer une différence de placement, de taille ou de contraste. Ces deux regards sont complémentaires : une planche de gamme révèle facilement une incohérence visuelle, mais ne prouve pas que les identifiants sont correctement attribués.
Ce que le BAT permet de contrôler
Le BAT numérique sert à approuver le fichier préparé avant impression. Vérifiez que le code attendu est présent, qu’aucune partie n’a été coupée et que son emplacement correspond au contenant. Examinez aussi l’espace disponible autour de lui et les éventuels textes ajoutés pendant la mise en page. La validation doit porter sur la bonne version de chaque référence.
Un BAT affiché sur écran ne constitue pas une certification de lecture du tirage. La qualité d’un code imprimé dépend du résultat physique. GS1 propose des services de vérification qui examinent notamment les données et la qualité du symbole sur un échantillon. Un simple essai avec un téléphone est utile pour votre usage, mais il ne produit pas le même type de rapport.
Checklist avant de lancer la série
N’attendez pas la préparation des commandes pour retrouver qui détient le bon fichier. Réunir ces éléments avant le passage en production évite surtout des allers-retours de mise en page et des validations contradictoires. Si plusieurs équipes interviennent, désignez une seule personne pour donner l’accord final sur la référence imprimée.
- La référence du code correspond au produit et à sa déclinaison.
- Le fichier utilisé provient de la source validée par la marque.
- Les proportions et les espaces libres sont conservés.
- Le code ne traverse ni pli, ni angle, ni raccord de pose.
- Le contraste reste adapté au fond et au contenant.
- Chaque BAT porte un nom de version et une validation identifiables.
- Le contrôle physique requis par votre circuit de distribution est prévu.
Commander l’étiquette avec le bon contexte
Choisissez les dimensions de l’étiquette d’après le contenant et la quantité d’informations à reproduire. La fiche produit permet de configurer le format, la matière et la quantité, puis d’importer votre visuel. Les étiquettes Honey sont destinées à une pose manuelle ; prévoyez cette étape dans l’organisation de votre conditionnement.
Pour plusieurs références, préparez une répartition claire des quantités et joignez les fichiers correspondants. Si votre besoin concerne un numéro différent sur chaque pièce, ce n’est plus la répétition d’un même visuel : la faisabilité de la série variable doit être validée avec l’atelier. Un devis peut servir à cadrer ce besoin particulier sans remplacer la commande en ligne d’une série standard.



